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Ciblage

Codes NAF : cibler les bons métiers

Ce que dit vraiment un code NAF ou APE, comment choisir ceux de votre cible, et les erreurs qui font visiter les mauvais établissements.

7 minutes de lecture

NAF, APE : de quoi parle-t-on

La nomenclature d’activités française, la NAF, est la liste officielle des activités économiques tenue par l’Insee. Sa version en vigueur compte 732 sous-classes, du « Commerce de détail de produits pharmaceutiques en magasin spécialisé » à la « Restauration traditionnelle ».

Le code APE, pour « activité principale exercée », est le code de cette nomenclature que l’Insee attribue à chaque entreprise et à chacun de ses établissements, d’après l’activité déclarée. Dans la pratique, on parle de code NAF ou de code APE pour la même chose : les quatre chiffres et la lettre qu’on lit dans le répertoire Sirene.

Pour un commercial, c’est l’outil de ciblage le plus direct : il dit, établissement par établissement, quel métier y est exercé. Bien choisis, quelques codes transforment un fichier de dizaines de milliers d’entreprises en une liste de prospects.

Lire un code

Un code comme 56.10A se lit du général au particulier. Les deux premiers chiffres désignent une division (56, la restauration), les suivants un groupe et une classe, la lettre finale une sous-classe. Au-dessus, une lettre de section regroupe les grands secteurs : l’hébergement et la restauration forment la section I.

Quelques exemples parlent d’eux-mêmes :

  • 56.10A Restauration traditionnelle, 56.10C Restauration de type rapide, 56.30Z Débits de boissons, 55.10Z Hôtels et hébergement similaire ;
  • 10.71C Boulangerie et boulangerie-pâtisserie, qui fabrique sur place, et 47.24Z Commerce de détail de pain, pâtisserie et confiserie en magasin spécialisé, qui revend ;
  • 43.21A Travaux d’installation électrique dans tous locaux, 43.22A Travaux d’installation d’eau et de gaz en tous locaux ;
  • 96.02A Coiffure, 47.73Z Commerce de détail de produits pharmaceutiques en magasin spécialisé.

Choisir ses codes

La bonne liste de codes ne se devine pas : elle se déduit de vos ventes. Prenez vos vingt ou trente derniers clients signés, retrouvez leur code APE dans Sirene, et regardez lesquels reviennent. Ce sont vos codes cœurs.

Ajoutez ensuite les codes que vous servez sans y penser, et retirez ceux qui ne signent jamais. Une entreprise qui vend des terminaux de paiement découvre souvent qu’elle signe chez les boulangers autant que chez les restaurateurs ; un installateur de climatisation, que les commerces de bouche valent mieux que les bureaux.

Gardez une liste courte. Dix codes bien choisis valent mieux que cinquante pris par prudence : chaque code ajouté par « au cas où » remplit les tournées d’établissements qui n’achèteront pas.

Les métiers voisins

La nomenclature range les activités selon ce qu’elles produisent, pas selon ce qu’elles achètent. Deux établissements qui ont les mêmes besoins peuvent donc porter des codes éloignés : une sandwicherie peut être déclarée en restauration rapide comme en commerce de détail alimentaire, un traiteur en restauration ou en fabrication.

Pour chaque code cœur, regardez donc ses voisins : les autres sous-classes de la même classe, et les activités proches dans d’autres divisions. Testez-les sur une petite zone avant de les ajouter partout.

Ce que le code ne dit pas

Le code APE est un bon point de départ, pas une vérité. Il a ses limites, qu’il vaut mieux connaître :

  1. Il est déclaratif. Il reflète l’activité annoncée à la création. Une entreprise qui a changé de métier sans le déclarer garde son ancien code.
  2. Il ne dit qu’une activité. Un bar-tabac-restaurant n’a qu’un code ; ses autres activités sont invisibles.
  3. Certains codes cachent tout autre chose. Une holding (70.10Z, Activités des sièges sociaux) ou une société civile immobilière (souvent 68.20B, Location de terrains et d’autres biens immobiliers) n’exploitent rien sur place.
  4. La nomenclature évolue. L’Insee prépare une nouvelle version, la NAF 2025 : le jour où elle s’appliquera, vérifiez les correspondances de vos codes.

Le code dit le métier. Le reste, la taille, l’équipement, le moment, se lit ailleurs : dans les autres données publiques, et sur place.

Tester sa cible

Avant d’étendre une cible à tout votre territoire, essayez-la sur une commune que vous connaissez bien. Parcourez la liste obtenue : reconnaissez-vous les établissements ? Y a-t-il des absents évidents, des intrus qui n’ont rien à faire là ? Les absents disent quels codes ajouter, les intrus lesquels retirer.

Comptez aussi le volume. Une cible qui donne trois établissements par commune ne remplira pas une tournée ; une cible qui en donne trois cents ne sera jamais couverte. Le bon réglage est celui qui donne à chaque commercial assez de prospects pour plusieurs semaines, et pas davantage.

Ce que fait Kali

Dans Kali, la cible se choisit par métier, pas par code : « Restauration », « Bars et débits de boissons », « Boulangeries ». Chaque métier regroupe les codes NAF qui le composent, et chaque code affiche le nombre d’établissements qu’il représente sur votre territoire avant même le premier scan.

Vous pouvez élargir à un métier voisin en deux clics, revenir en arrière, et regarder la base se reclasser. Les sociétés civiles, qui n’exploitent rien sur place, sont écartées, et chaque fiche dit pourquoi elle est dans votre liste.

La démo est réglée sur un modèle de cafés, hôtels et restaurants : changez un poids et voyez la base bouger.

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